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Tumeur vésicale


 

Traitement


La résection endoscopique vésicale


Le seul traitement des polypes de vessie est de les retirer par voie endoscopique. C'est-à-dire d’aller dans la vessie par le canal urétral sous anesthésie et au moyen d’une anse électrique découper le polype jusqu’à sa racine. Après l’intervention, une sonde dans la vessie est laissée en général pendant 24 à 48 heures, cela dépend de l’importance du polype.
Les suites de l’intervention sont marquées par un inconfort urinaire pendant quelques jours avec des envies plus fréquentes et plus fortes. Il n’y a pas de traitement associé sauf cas particulier. Il faut boire entre deux et trois litres par jours pendant une quinzaine de jours pour favoriser la cicatrisation qui se fait en trois semaines en moyenne. Le polype est envoyé à l’analyse anatomopathologique qui détermine le pronostic (agressivité du polype).
 
  
 
  
 

 
 
 
La nature des polypes détermine les suites données à l’intervention. 
Les polypes ont tendance à récidiver (70 % des cas) et parfois assez rapidement. Il faut donc surveiller leur survenue. La surveillance se fait par des cystoscopies régulières, généralement six mois après la première intervention puis tous les ans pendant au moins cinq ans. Lors d’intervention pour récidive nous utilisons une nouvelle technique de coloration de la vessie (système HEXVIX)  permettant de détecter des anomalies non visibles à l’œil nu, diminuant de ce fait le risque de récidive.
    

                                                                                Coloration à l’HEXVIX  à gauche
 
 

 
 

Les instillations endovésicales


Si le polype a des caractères d’agressivité, soit d’évolution vers un cancer soit de récidives très précoces, un traitement peut être proposé. Il s’agit de produits que l’on met dans la vessie au moyen de sonde et que l’on doit garder pendant deux heures.  Le traitement est ambulatoire avec une fréquence hebdomadaire sur quelques semaines en fonction du produit utilisé (Amétycine ou Immucyst-BCG). 

En cas d’instillation de BCG (pour les polypes agressifs ou récidivants après instillation d’Amétycine), il est souvent réalisé de nouveaux prélèvements vésicaux au bloc opératoire quelques semaines après la dernière instillation. Le but en est de contrôler l’absence de tumeur vésicale résiduelle.

   
 

 
 
 

Bilan d’extension


En cas de tumeur cancéreuse, un bilan d’extension est réalisé, à la recherche de métastases.

Les examens réalisés sont : scanner abdomino-pelvien, scanner thoracique, scintigraphie osseuse (bilan du squelette).
 

La cystectomie (ablation de la vessie)


 

La chirurgie traditionnelle n’est réservée qu’aux cas graves (cancers de vessie) mais non métastatiques et consiste  à retirer la vessie. On peut remplacer la vessie par un morceau d’intestin que l’on raccorde aux uretères et à l’urètre réalisant un réservoir. Parfois et notamment chez la femme, les urines sont dérivées à la peau. Les urines sont alors recueillies dans une poche fixée à la peau (stomie urinaire définitive).

Actuellement , la tendance est de proposer 3 cycles de chimiothérapie (dite néo-adjuvante) avant de réaliser la cystectomie, ce qui décale la chirurgie de 6 semaines en moyenne.

 
 
 

La chimiothérapie


Ce traitement peut être indiqué d’emblée en cas de métastases ou dans certains cas après chirurgie lorsque l’analyse de la vessie met en évidence une tumeur évoluée ou à risque de métastases secondaires.
La chimiothérapie est réalisée au sein de la clinique par l’équipe d’Oncologie.
Les dossiers sont discutés lors d’une réunion multidisciplinaire (chirurgiens, oncologues, radiologues, …) hebdomadaire. C’est lors de cette réunion que sont prises les décisions de chimiothérapie.