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Cancer de la prostate


 

La radiothérapie


 

La radiothérapie utilise des rayons de haute énergie et des particules dans le but d’irradier et de détruire les cellules cancéreuses. Ce traitement est indiqué dans le cadre du cancer de prostate localisé ou localement avancé c’est à dire avec une atteinte du tissu péri prostatique mais également parfois en cas de cancer de prostate métastatique, l’objectif est alors d’éviter ou de traiter les complications locales de la maladie (rétention d’urine, compression nerveuse...). La radiothérapie existe sous deux formes : la radiothérapie externe et la curiethérapie.

 

Radiothérapie externe


 
Elle fait appel à un «accélérateur linéaire de particules» et va permettre l’irradiation de la prostate par voie externe. Le but est aussi de limiter au maximum l’irradiation des organes de voisinages (rectum, vessie).
Seul la prostate peut être irradiée mais selon les cas il sera décidé d’étendre le champ d’irradiation au delà de la prostate jusqu’aux aires ganglionnaires. Il est parfois associé un traitement par hormonothérapie. Ce dernier est alors initié quelques semaines avant le début de la radiothérapie.
La radiothérapie s’étale sur plusieurs semaines (7 à 8), une séance par jour pendant 5 jours, en ambulatoire. Il s’effectue donc du lundi au vendredi. Chaque séance dure de 15 à 20 minutes. Des effets secondaires liés au traitement sont possibles et tendent à être diminués par l’utilisation d’une méthode de radiothérapie dite conformationnelle (la forme du rayon est adaptée à la forme de la prostate). 
 
Effets secondaires urinaires
  • Urgenturie (besoin urgent), pollakiurie (envie plus fréquente), dysurie (besoin de pousser) et sensation de brûlures sont les effets secondaires les plus fréquents et sont  le plus souvent transitoires. 
 
Effets secondaires intestinaux
  • Diarrhée et fausses selles sont fréquentes, liées à l’irritation du rectum. Les poussées hémorroïdaires ne sont pas rares. Là encore, le plus souvent ces symptômes sont réversibles.
 
Impuissance
  • Les résultats divergent allant de 10% à 50% d’impuissance selon les études, la moyenne se situant probablement aux alentours de 30% à 5 ans, en l’absence de traitement hormonal prolongé.
 
Effets secondaires retardés
  • Des épisodes d’hématuries (sang dans les urines) et de rectorragies (sang dans les selles) sont possibles et nécessitent un avis spécialisé.
 
Le choix d’une radiothérapie externe se fera après discussion avec votre urologue. Il aura discuté de votre cas lors d’une réunion de concertation multidisciplinaire. Il se doit de vous exposer les risques mais également les avantages attendus de ce traitement dans votre situation.