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Cancer de la prostate


 

Prostatectomie radicale, Robot Da Vinci


 
Une multitude de traitement existent aujourd’hui dans le cadre de la prise en charge du cancer de prostate. En fonction de l’espérance de vie des patients, des caractéristiques histologiques de la maladie, du stade clinique, du taux de PSA initial, différents traitements sont proposés. Ce traitement sera différent d’un patient à l’autre car il n’y a pas un cancer de prostate mais des cancers de prostate. Chaque patient doit donc être pris en charge de façon spécifique.
 

La prostatectomie radicale


Le but de cette intervention est l’ablation complète de la prostate et des vésicules séminales, glandes accessoires appendues à la prostate. Cette intervention est indiquée en cas de cancer de prostate localisé, c’est à dire sans aucun signe sur le bilan d’extension d’atteinte d’un autre organe.
 
Il existe différentes façons de procéder à cette intervention : 
  • par voie chirurgicale classique avec ouverture de la paroi. L’incision est alors réalisée à la partie basse de l’abdomen. 
  • par voie laparoscopique ou coelioscopique. Le chirurgien travaille alors par l’intermédiaire d’instruments introduits à travers la paroi abdominale diminuant ainsi la taille des incisions. La dernière évolution et REVOLUTION  de cette technique coelioscopique est la laparoscopie robot assistée par le système Da Vinci. Nous détaillons dans une autre rubrique les principes de cette technique.
 
 
L’enjeu premier de ce traitement chirurgical est avant tout l’ablation complète du tissu cancéreux. Le traitement chirurgical expose toutefois à un risque d’effets secondaires de type incontinence et impuissance. C’est là le deuxième enjeu de cette chirurgie : assurer le meilleur contrôle carcinologique de la maladie tout en diminuant au maximum le risque d’effets secondaires.
 
Incontinence
  • fréquente dans les jours et semaines suivant l’intervention elle va progressivement s’améliorer dans l’année suivant l’intervention. Les fuites surviennent le plus souvent à l’effort et ne sont pas du tout systématiques. A un an, 90% des patients ne portent plus aucune protection. 
 
Impuissance
  • les données sont très hétérogènes, le taux d’impuissance après prostatectomie varie dans la littérature entre 90% et 10%. La moyenne se situant vraisemblablement autour de 70%. Le risque d’impuissance est dépendant de plusieurs facteurs: l’âge, la qualité des érections avant l’intervention, de la possibilité de conserver ou non lors de l’intervention les bandelettes vasculo-nerveuses qui participent à l’obtention d’érections de bonne qualité. 
 
Le choix d’une chirurgie se fera après discussion avec votre urologue. Il aura discuté de votre cas lors d’une réunion de concertation multidisciplinaire. Il se doit de vous exposer les risques mais également les avantages attendus de ce traitement dans votre situation.